L’Ornaise 417, une sacrée mise en jambes
Il fallait être un peu joueur, voire un peu fou, durant ce samedi de Pentecôte, pour partir reconnaître l’Ornaise, l’une des trois boucles de la 417. Au menu : 2300 mètres de dénivelé, une chaleur tenace et une succession de côtes qui semblent avoir été dessinées pour pénétrer, corps et âme, au plus profond du terroir ornais..

Depuis Pré-en-Pail, direction les Monts près de Rânes, puis la région de Giel et de Ménil-Glaise, sur de superbes routes forestières pittoresques. Entre deux bosses, la vallée de l’Orne dévoile ses méandres et offre de vrais moments de respiration… vite interrompus par une nouvelle rampe.

Après une halte repas bienvenue à Écouché, le décor s’aplanit pour devenir, petit à petit, de plus en plus rugueux : La Lande de Goûlt, le massif d’Écouves et la Croix Médavy, La Fosse à la dame, le rocher du Vignage… Le relief se cabre à nouveau avec les deux “murs” de la route forestière de Radon et de la Haie, flirtant avec les 20 % et pouvant obliger au pied à terre, histoire de rappeler que l’Ornaise ne distribue aucun cadeau.
Sous la chaleur, les bidons se vident à grande vitesse, transformant les robinets des cimetières en oasis inattendues. Oui, il a parfois fallu pousser discrètement le portail sacré pour refaire le plein.

Près de huit heures de périple à quatre auront été nécessaires pour savourer enfin le bonheur d’atteindre les Avaloirs. Fatigués, bien entamés, mais heureux d’avoir relevé l’aventure.

Une certitude demeure : si une seule boucle met déjà les jambes et les nerfs à contribution, les ultra-cyclistes qui choisiront d’enchaîner les trois boucles de la 417 pourront légitimement prétendre à un défi “hors norme“.
