Impitoyable Mayennaise !

Il y a des parcours qui se roulent… et d’autres qui se méritent. La Mayennaise, troisième et dernière boucle de la 417, appartient sans conteste à la seconde catégorie. Avec ses 2500 mètres de dénivelé, elle n’accorde aucun répit et impose une seule règle : avancer, encore et toujours.

Pour cette ultime reconnaissance, sept Cyclos des Avaloirs, tels le Clan des Sept, se sont lancés à l’assaut de ce concentré de reliefs du Nord-Mayenne. Dès les premiers kilomètres, le ton est donné : une succession ininterrompue de bosses, alternant montées exigeantes et descentes techniques où le cycliste reste constamment en prise. Un véritable mini Paris-Brest-Paris, où les sensations sont permanentes tant le profil ne cesse de monter… et de descendre.

Au programme, les grands classiques du territoire : Mont du Saule, Montaigu, Mont Rochard, cols des Ruaudières et de Saint-Sulpice, avant de conclure en beauté par l’incontournable Mont des Avaloirs. Entre ces sites emblématiques se cachent une multitude de raidillons casse-pattes affichant régulièrement 15 à 20 % de D+, dont la célèbre côte à 14, le redoutable Mont du Feu, la Noë-Cerf ou encore cette dernière “côte qui pique” terriblement avant d’atteindre les Avaloirs.

Sur un tel terrain, impossible de tricher. Cette reconnaissance a été un véritable exercice d’endurance où chacun a dû apprendre — ou réapprendre — à gérer son effort : boire avant d’avoir soif, s’alimenter régulièrement, adapter son rythme, récupérer dans les rares moments de répit… autant de clés indispensables pour espérer aller au bout.

Mais cette journée aura surtout démontré que la force d’un groupe dépasse souvent celle des jambes. Animés par une même volonté de réussir ensemble, les plus expérimentés ont accompagné les novices. C’est grâce à cette solidarité que les compagnons du jour sont venus à bout de cette boucle que beaucoup n’hésiteront pas à qualifier de cyclomontagnarde.

Les trois reconnaissances de la 417 sont désormais achevées. Le verdict est unanime : l’enchaînement de ces trois boucles représente un défi exceptionnel. Les Cyclos des Avaloirs adressent donc un message aux futurs participants : la puissance ne suffira pas. Il faudra surtout faire preuve de sagesse, de patience et d’humilité pour espérer dompter ce parcours hors norme.

Une chose est certaine : la 417 s’annonce déjà comme l’un des BRM 400 les plus redoutables de l’Ouest, mais aussi l’un des plus beaux, où chaque kilomètre parcouru laissera un souvenir impérissable à celles et ceux qui oseront relever le défi.